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De l’efficacité de l’hypnose selon l’INSERM. Quid de la pédiatrie ?

Oct
2
2015

insermL’institut National de la Santé et de la Recherche Médicale vient de publier une étude sur l’efficacité de l’hypnose, utilisée et réclamée dans les hôpitaux.
Les chercheurs ont évalué l’efficacité de l’hypnose dans différentes indications médicales. Le rapport (213 pages) adressé aux professionnels de la santé fait la revue de la littérature des études qui ont été publiées sur le sujet.

Sa lecture me donne l’occasion de poser différentes questions qui m’interpellent en tant que communicante et praticienne de l’hypnose Ericksonienne. Un certain nombre concerne la méthodologie pour évaluer l’hypnose. Cette étude me fournit aussi des arguments pour expliquer en quoi l’application Ludicalm peut être hypnotique et, à ce titre, être efficace lors des soins invasifs pratiqués en pédiatrie. Enfin, concernant les études cliniques répertoriées dans l’étude, je me risquerai à poser une ultime question qui a le mérite d’être poser. Peut-on évaluer une technique de communication comme un traitement médicamenteux ?
Dans ce premier billet, je vous propose de faire un point sur le résultat de l’étude de l’INSERM. Un premier rapprochement est possible avec l’application Ludicalm pour expliquer son usage en termes d’hypnoanalgésie en pédiatrie.

Les résultats de l’étude de l’INSERM

Extrait du rapport en bleu :

« On peut affirmer aujourd’hui, compte-tenu des essais publiés, que l’hypnose est efficace ou probablement efficace:

  • pour diminuer la consommation d’analgésiques ou de sédatifs au cours de gestes brefs de chirurgie
    (biopsie mammaire, IVG, soins dentaires…) ou de radiologie interventionnelle (domaine où les résultats sont les plus sûrs)
  • pour diminuer les symptômes de l’intestin irritable et de la dyspepsie, pour réduire les bouffées de chaleur de la ménopause. »

Il y a pour le moment deux principaux domaines où l’efficacité de l’hypnose est avérée : l’anesthésie et le syndrome du colon irritable. Les autres domaines n’ont pas fait l’objet de suffisamment d’études et les experts ne préfèrent pas se prononcer.

Quid de l’efficacité de l’hypnose en pédiatrie ?

pediatrieCe domaine n’a tout simplement pas été traité dans l’étude. On peut lire dans la conclusion du rapport :

« Au terme de l’analyse de ce rapport, on regrette plus spécifiquement que l’hypnoanalgésie pour les soins anxiogènes et douloureux chez l’enfant, méthode de soin largement employée en pédiatrie, n’aie pas pu être analysée par les auteurs de ce rapport, faute d’études d’effectifs et de qualité suffisantes. En effet la méta-analyse récente de la Cochrane Collaboration (Uman LS et al. Psychological interventions for needle-related procedural pain and distress in children and adolescents. Cochrane Database Syst Rev 2013;10:CD005179), a retrouvé 7 essais cliniques sur l’hypnose, incluant chacun entre 30 et 60 enfants pour un total d’environ 200 enfants inclus; les auteurs ont conclu qu’il existe globalement des preuves solides de l’efficacité de la distraction et de l’hypnose pour la douleur et la détresse liée aux injections chez les enfants et les adolescents, avec un effect size plus important avec l’hypnose.»
On retiendra que les auteurs du rapport rapportent l’existence de preuves solides de l’efficacité de la distraction et de l’hypnose pour la douleur et la détresse liée aux injections et donc aux soins invasifs.

 

Ludicalm application de réalité augmentée catalyseur d’ hypnoanalgésie alternative non médicamenteuse

slide-LudicalmAction_400Nous l’avons vu, les chercheurs de l’INSERM évaluent l’efficacité de l’hypnose, pour diminuer la consommation  d’analgésiques ou de sédatifs notamment au cours de gestes brefs médicaux. On parle alors d’hypnoanalgésie.
L’hypnoanalgésie est l’utilisation de l’hypnose dans la prise en charge des douleurs aigües et chroniques. Elle s’utilise seule ou en association à un anesthésique local, à des antalgiques ou des anxiolytiques, au mélange équimolaire mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote (MEOPA).
Un outil de médiation comme Ludicalm, catalyseur d’hypnoanalgésie, n’a pas l’ambition de supplanter les méthodes d’analgésie pharmacologique en cours pour la prise en charge de la douleur de l’enfant comme l’utilisation de patch anesthésiant (EMLA) ou le MEOPA. Il est toutefois utilisé dans différents services de pédiatrie, en tant qu’alternative non pharmacologique. Son usage lors de bilans sanguins, injections, changement de pansement… démontre qu’il est possible de diminuer la consommation pharmacologique pendant des soins invasifs, avec des bénéfices notables sur le ressenti de l’enfant. Cette alternative est d’autant plus utile et attendue lors des gestes répétés adressés aux patients de maladie chronique.
Je renvoie le lecteur à l’étude du Dr S. Sirvain sur l’impact de Ludicalm dans la perception de la douleur. Diplôme Universitaire d’hypnose médicale. Hypno –analgésie chez l’enfant et réalité virtuelle. Université Montpellier I – Faculté de Medecine- Année universitaire 2013-2014.

Memoire-DrSirvainp38

Extrait du mémoire de DU Hypnose médicale du Dr Serges Sirvain, p. 38

D’autres extraits à lire ici dans la présentation Slideshare
L’étude sur l’efficacité de l’Hypnose de l’INSERM à télécharger ici